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Monoxyde de carbone et chaudière : les bons réflexes au redémarrage du chauffage

Le monoxyde de carbone d’une chaudière mal entretenue reste la première cause d’intoxication quand le chauffage redémarre. Ce gaz ne se voit pas, ne se sent pas et peut tuer. Voici comment il se forme, les signes qui doivent alerter, les gestes d’urgence, la question du détecteur et ce que la loi impose pour l’éviter.

Ramos Habitat, plomberie, chauffage et climatisation en région lyonnaise · Lecture 8 minutes

Chauffagiste contrôlant une chaudière gaz murale avant la saison de chauffe
Une chaudière restée à l’arrêt tout l’été mérite une vérification avant les premiers froids.

Un gaz invisible et toujours meurtrier

Le monoxyde de carbone, ou CO, se forme quand un combustible brûle mal : gaz, fioul, bois, charbon. Il prend la place de l’oxygène dans le sang. À forte dose, il entraîne une perte de connaissance, un coma, puis le décès.

Santé publique France estime qu’il provoque environ 3 000 intoxications accidentelles et une centaine de décès chaque année en France. La majorité survient pendant la saison de chauffe, d’octobre à mars.

178Épisodes d’intoxication en Auvergne-Rhône-Alpes en 2024
692Personnes intoxiquées dans la région la même année
3Décès recensés par l’ARS en 2024

Dans notre région, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes rapporte que plus de la moitié des personnes intoxiquées en 2024 ont été hospitalisées, et que 80 % des intoxications concernent des particuliers. Au 20 novembre 2025, 25 épisodes avaient déjà été déclarés pour la saison 2025-2026.

D’où vient le monoxyde de carbone

L’ARS cite trois grandes causes, souvent combinées à une aération insuffisante :

CauseExemples concrets
Appareil défectueux ou mal entretenuBrûleur encrassé, chaudière jamais révisée, chauffe-eau gaz ancien
Évacuation des fumées défaillanteConduit obstrué par un nid ou de la suie, raccord déboîté, ventouse abîmée
Ventilation bloquéeGrilles d’aération bouchées pour éviter les courants d’air
Mauvais usage d’un appareilChauffage d’appoint au pétrole utilisé en continu, groupe électrogène dans le logement

En Île-de-France, l’ARS a constaté en 2024 que 54 % des cas venaient d’une chaudière ou d’un chauffe-eau. Ces chiffres ne sont pas transposables tels quels à Lyon, mais ils montrent que l’appareil de chauffage principal est en première ligne.

Les signes qui doivent alerter

Les premiers symptômes ressemblent à ceux d’une grippe ou d’une simple fatigue : maux de tête, nausées, vertiges, grande lassitude. Ce qui doit alerter, c’est qu’ils touchent plusieurs personnes du foyer en même temps, qu’ils s’atténuent quand on sort et qu’ils reviennent quand on rentre.

Un indice côté chaudière. Une flamme jaune ou orangée au lieu de bleue, des traces noires autour de l’appareil ou une odeur inhabituelle sont des signes de mauvaise combustion. Arrêtez l’appareil et faites-le contrôler sans attendre.

Les gestes d’urgence

En cas de doute, Santé publique France et l’ARS recommandent la même conduite :

  1. Aérez immédiatement en ouvrant portes et fenêtres.
  2. Arrêtez les appareils à combustion si vous pouvez le faire sans danger.
  3. Sortez du logement.
  4. Appelez les secours : le 15, le 18 ou le 112, et le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes.
  5. Ne réintégrez pas le logement avant l’avis d’un professionnel.

Planifier l’entretien de ma chaudière06 13 72 36 21

Redémarrer sa chaudière en sécurité

Avant de relancer le chauffage, quelques vérifications simples s’imposent. Elles ne remplacent pas l’entretien annuel, mais elles évitent les mauvaises surprises.

VérificationQui
Les grilles d’aération et les entrées d’air sont dégagéesVous-même
La pression du circuit est dans la plage indiquée sur le manomètreVous-même
L’attestation d’entretien date de moins d’un anVous-même
Combustion, tirage, étanchéité et taux de COProfessionnel
Ramonage du conduit pour le fioul, le bois et certaines installations gazProfessionnel qualifié

Aérez aussi votre logement au moins dix minutes par jour, même en hiver. Et ne bouchez jamais une ventilation : elle fait partie du dispositif de sécurité de l’appareil.

Réglage du tableau de commande d’une chaudière avant l’hiver
L’entretien annuel comprend le contrôle de la combustion et la mesure du monoxyde de carbone.

Les appareils d’appoint, l’autre danger

Les chaudières ne sont pas seules en cause. Chaque hiver, des intoxications graves viennent d’appareils détournés de leur usage ou utilisés trop longtemps. Les recommandations officielles sont claires sur trois points.

Un chauffage d’appoint à combustion, au pétrole ou au gaz, ne doit pas fonctionner plus de deux heures d’affilée, et jamais dans une pièce fermée ni pendant le sommeil. Un groupe électrogène ne doit jamais être installé dans un logement, une cave ou un garage, même porte ouverte. Enfin, un barbecue ou un brasero ne sert jamais à chauffer une pièce, même un court moment.

Le chauffe-eau gaz de la salle de bain mérite aussi votre attention. Ancien, mal ventilé ou installé dans une petite pièce, il peut produire du monoxyde de carbone pendant une douche prolongée. Il relève de la même logique d’entretien régulier que la chaudière.

Si vous avez un doute sur un appareil, la règle est simple : ne l’utilisez pas tant qu’un professionnel ne l’a pas contrôlé. Une intervention coûte toujours moins cher qu’un accident, et la plupart des défauts de combustion se corrigent en une visite.

Ce que la loi impose

L’entretien annuel de la chaudière

Le décret du 9 juin 2009, codifié dans le code de l’environnement, impose un entretien chaque année pour les chaudières de 4 à 400 kW, qu’elles fonctionnent au gaz, au fioul, au bois ou avec plusieurs combustibles. Pour une chaudière individuelle, c’est à l’occupant de le faire réaliser. Le professionnel remet une attestation, à conserver au moins deux ans. Nous détaillons ces obligations dans notre article sur l’entretien obligatoire des chaudières et pompes à chaleur.

Le ramonage des conduits

Depuis le 1er octobre 2023, le décret du 20 juillet 2023 impose le ramonage des conduits de fumée au moins une fois par an, avec un certificat. Nous avons consacré un article au ramonage obligatoire dans le Rhône.

Le détecteur de CO

Contrairement au détecteur de fumée, le détecteur de monoxyde de carbone n’est pas obligatoire en France. Une proposition de loi déposée en novembre 2024 visait à le rendre obligatoire, mais elle est toujours en commission. Si vous en achetez un, choisissez un modèle conforme à la norme NF EN 50291. Service-Public rappelle que sa fiabilité varie : il complète l’entretien, il ne le remplace pas.

Chez Ramos Habitat, nous assurons l’entretien et le dépannage des chaudières gaz dans toute la région lyonnaise. Découvrez nos prestations de plomberie et chauffage.

Questions fréquentes

Quels sont les premiers symptômes d’une intoxication au monoxyde de carbone ?

Maux de tête, nausées, vertiges et grande fatigue, souvent chez plusieurs personnes du foyer en même temps. Ils s’atténuent dehors et reviennent à l’intérieur. Dans ce cas, aérez, sortez et appelez le 15, le 18 ou le 112.

Le détecteur de monoxyde de carbone est-il obligatoire ?

Non, il n’est pas obligatoire en France. Une proposition de loi existe mais n’a pas été adoptée. Un détecteur conforme à la norme NF EN 50291 est un complément utile, jamais un substitut à l’entretien annuel.

Qui doit faire entretenir la chaudière dans un logement loué ?

Pour une chaudière individuelle, c’est l’occupant, donc le locataire, qui fait réaliser l’entretien annuel et conserve l’attestation au moins deux ans. Pour une chaudière collective, c’est le propriétaire ou le syndicat de copropriété.

VOTRE PROJET

Votre chaudière a-t-elle été révisée cette année ?

Nous réalisons l’entretien annuel, le contrôle de combustion et l’attestation dans toute la région lyonnaise.

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